"On ne chevauche pas Pégase, ça s'était pour l'extase, et l'extase c'est fini."

"On ne chevauche pas Pégase, ça s'était pour l'extase, et l'extase c'est fini."
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Un jour tout ira bien. Un jour, je me dirai que j'ai de la chance, que j'ai enfin réussi à trouver ma place, l'illusion paraîtra convaincante et je m'efforcerai d'y croire. Pour l'instant, je flotte, je me laisse porter sans conviction , m'enfonçant lentement mais sûrement dans un bourbier toujours plus mélasseux. La prépa érode le peu qu'il me restait de joie de vivre, use les dernières attaches. On , enfin je, me coupe du monde. J'abandonne. J'ai ce réflexe ridicule de prendre du recul par rapport à tout ce qui m'entoure pour mieux m'en protéger. Je regarde les gens de loin, et me hais quand je baisse la garde ; je ris aux mauvaises notes, aux remarques sanglantes des professeurs sur mon " comportement désinvolte". Je prends les gens de haut, paraît -il. Ils ont tout faux, et n'attendent que ma chute pour pouvoir m'attaquer. Je ne méprise personne, j'ai juste PEUR. Peur de m'engager dans quoi que ce soit, de lutter pour quelque chose, de m'impliquer. C'est toujours plus facile de vivre au conditionnel, de se dire que si on l'avait voulu, on aurait très certainement pu. Peur de faire confiance, d'être dépendante, de dévoiler ses faiblesses , même si elles sont plus visibles qu'on ne le croit. Peur de perdre: se battre pour avoir ou garder ce qu'on veut , c'est jouer, parier sur soi-même, sur notre amour propre et l'idée qu'on peut se faire de soi. Quelqu'un qui ne connaît qu'une partie de vous ne peut pas vous juger en connaissance de cause, ce n'est que partiel. Peur d'être bidon, de ne pas mériter le peu de succès que j'ai. Je suis première en prépa HEC et j'ai l'impression d'être un imposteur arrivé là par hasard , qu'on m'attend au tournant pour dévoiler la vérité, le vide qui m'entoure. Et sans cette sorte d'aura d'intelligence qui excuse ma bizarrerie, je ne suis plus rien. Mais, un jour, un jour tout ira bien, toutes ces barrières en moi s'ouvriront. Un jour, peut-être, l'extase.
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# Posté le jeudi 18 décembre 2008 14:28

1000 chameaux que t'es chinois

1000 chameaux que t'es chinois
L'exploit de mes aventures ne saurait se raconter ici. Je ne suis qu'une loque brisée par ces réunions privées, ces rires et ces bousculades.Il n'y a qu'une seule chose que je puisse dire: la vie vaut vraiment la peine d'être vécue , pendant 2h30, si on se défonce. Sinon tout serait plus fade, et surtout plus triste. L'avantage d'être explosée et que l'on ne prête pas vraiment attention à tout ce qui nous entoure et qu'on se pose moins les bonnes questions. Tandis que sobre, toute cette petite bulle de bonheur, cette sensation de cohésion éclate. Plus rien ne m'étonne, sauf mes réactions.
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# Posté le samedi 29 novembre 2008 19:18
Modifié le samedi 29 novembre 2008 19:32

Lost in translation

Lost in translation
Echec. Tirer enfin une leçon de ses erreurs. Repartir de plus belle. Réussir la prépa. Repasser sciences po. Avoir un but, et tout faire pour y arriver. VIVRE. Le présent, le concret, le possible.
# Posté le vendredi 12 septembre 2008 15:56

Et tout s'éteint en moi: " Ô Lac! "

Et tout s'éteint en moi: " Ô Lac! "
Plus rien n'a de sens, encore une fois. Je tape des mots qui m'échappent sur un clavier mouvant, tout est flou, je ne suis plus là. Il y a ce garçon qui m'étouffe et et qui m'envoûte à la fois, dans mon monde indécis les choix sont bannis, tout est gratuit. Je voudrais qu'il fasse partie des meubles, que je l'active lorsque j'ai besoin d'une présence. Tout se brouille, mon Dieu sur une échelle de 1 à 10, je suis carrément torchée. Tu m'énerves avec tes regards émeraude: l'oubli du temps et de l'espace me prouve ta valeur. Tu es ma nouvelle drogue, ce qui implique nécessairement une attraction fatale couplée d' une répulsion en vain réprimée. J'aime la défonce, mais je préfère ma mémoire. Pourtant, C'EST TROP BON . Même si on se ridiculise,bien qu'on parle d'une voix pâteuse et que nos actions sont brutales et incompréhensibles, tout est parfait. On parle sans recevoir d'écoute, ce qu'on appelle démodément "un vent", mais on s'en branle, on est là, et pour une fois le présent est dénué de passé comme de futur, je vis, je me sens exister.
La tour Eiffel me rappelle comme je suis parisienne, puisque je m'en tamponne le coquillard vénère, c'est une partie du décor , voilà tout. Elle scintille de mille feux, et quand je vois ces touristes béats devant ce truc, attirés par ce qui brille, je me rends compte que je suis profondément blasée . Quand la confiance reviendra-t-elle?
# Posté le mercredi 27 août 2008 20:46

j'ai rien foutu, et ce sera bien fait pour ma gueule

j'ai rien foutu, et ce sera bien fait pour ma gueule
COMME UNE ENVIE DE NE PAS Y ALLER POUR NE PAS ME RETROUVER FACE A MES FAIBLESSES ET MON VIDE ABYSSAL...

...sciences po 2008, ce sera sans moi.
# Posté le lundi 25 août 2008 16:08